« Essayez de mettre en place des collaborations qui vont conduire à la création de nouvelles chaînes bio », tel est le conseil d'Alexander Claeys de Bioforum aux entreprises qui veulent se lancer sur ce marché alimentaire. « Bien entendu, il en va de même pour les entreprises qui souhaitent renforcer leur position. » Quelles sont les opportunités et les menaces ?
« Essayez de mettre en place des collaborations qui vont conduire à la création de nouvelles chaînes bio », tel est le conseil d'Alexander Claeys de Bioforum aux entreprises qui veulent se lancer sur ce marché alimentaire. « Bien entendu, il en va de même pour les entreprises qui souhaitent renforcer leur position. » Quelles sont les opportunités et les menaces ?
En 2020, les dépenses en produits bio ont affiché une croissance de 14 % en partie en raison de la crise sanitaire, soit 2 % de plus que le marché de détail. En Belgique, la part de marché du bio a augmenté en volume de 3,1 % à 3,2 %. « C'est positif, car cela signifie que les prix restent stables et que les marges de tous les maillons de la chaîne sont bons », résume Alexander Claeys, président de Bioforum. « C'est important pour le secteur du bio dans son ensemble. » La stratégie européenne « Farm to Fork » et le plan stratégique pour l'agriculture biologique en Flandre jusqu'en 2022 sont évidemment stimulants pour le secteur du bio. L'Europe a pour ambition de convertir au bio 25 % de l'agriculture européenne d'ici 2030. « Des fonds seront libérés pour permettre aux agriculteurs de faire cette transition. »
Plus-value
La plus-value des produits bio est le cahier des charges strict, qui garantit la qualité et la certification avec un contrôle étendu sur toute la chaîne. Une grande attention est accordée à la durabilité. Autre point positif : le regain d'attention à l'égard de la provenance de la nourriture à la suite de la crise sanitaire. Le consommateur accorde dès lors une attention à la production locale, à la santé, à l'environnement, au prix... « Le consommateur a confiance dans l'alimentation biologique et son histoire. »
Communiquer avec transparence
Pour la poursuite de la croissance, il est essentiel, selon Alexander Claeys, que tous les maillons, du producteur au distributeur, communiquent entre eux et se consultent en toute transparence. « Et cela ne s'arrête pas là : tous les maillons doivent assumer leur responsabilité. » Le président vise essentiellement des contrats sérieux qui offrent une sécurité aux fournisseurs. Un bel exemple est le pain aux blés belges que la boulangerie bio De Trog a commercialisé il y a peu. « Cinq partenaires, de l'agriculteur au distributeur, ont uni leurs efforts. »
Conversion

La conversion de l'agriculture conventionnelle à l'agriculture bio demande du temps. Un agriculteur doit attendre deux ans avant de pouvoir se convertir au bio étant donné que la production est basée sur le sol qui a besoin de temps pour s'adapter aux méthodes biologiques. Pour la fruiticulture, ce délai se monte à trois ans. Les entreprises de transformation n'ont pas besoin d'une période de transition. Pourtant, celle-ci n'est pas évidente pour toutes les entreprises. Selon Alexander, nous devons veiller à ce que chaque maillon de la chaîne soit récompensé correctement : « Les fournisseurs et les entreprises alimentaires doivent conclure de bons accords. L'offre et la demande doivent être en équilibre. »
Une alimentation saine n’est plus une niche, mais une nouvelle norme. Selon Azelis, aujourd’hui, les consommateurs attendent plus que le goût et la valeur nutritionnelle de base. Ils recherchent des produits présentant des avantages fonctionnels démontrables, qui favorisent leur bien-être et dont la composition et l’origine sont transparentes.
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Xavier Gellynck, professeur d’économie agricole et d’agro-marketing à l'université de Gand, donne un aperçu des développements futurs dans l’industrie alimentaire et identifie les principaux défis auxquels le secteur est confronté.
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